Nous entrons, dès le 30 juin 2026, dans une période particulièrement intense : celle d’un « bras de fer » céleste, et donc terrestre, d’une durée d’un an. Un bras de fer entre des énergies titanesques, celles de Jupiter en Lion et de Pluton en Verseau. Une période d’une ampleur inédite, un « Été Majeur » qui va prendre place et, bien au-delà de toute saison, déployer son feu décuplé et sa tension alchimique de juillet 2026 à juillet 2027.

Cette évocation climatique d’« Été Majeur » est autant à prendre dans son sens symbolique que dans sa dimension concrète. Car il est très probable que, par le monde, cette séquence soit marquée par une « saisonnalité extrême », une intensité solaire accrue. Une séquence qui peut correspondre à des épisodes longs et marqués de chaleur intense, de feu amplifié et conquérant dans le ciel et sur terre, d’une « surchauffe » éprouvante, à la fois physique et symbolique. Tout cela est à rapprocher, sans nul doute, du phénomène El Niño et du bouleversement des flux océaniques et atmosphériques qu’il engendre.

C’est en cela qu’il faut saisir la tension qui se joue. L’opposition avec Pluton suggère que cet « été » n’est pas qu’une fluctuation saisonnière exceptionnelle, mais une intensité qui vient accélérer une bascule et une transformation climatique de fond, ainsi que la mutation fondamentale de nos sociétés. Une tension qui rend le « statu quo » intenable et nous amène, par la force des choses, à accepter l’inévitable et irrémédiable refonte des modes et principes de fonctionnement humain. Ainsi, l’humanité va être travaillée très profondément durant cette période, dans ses orgueils, ses égoïsmes, ses excès aussi, comme s’il s’agissait de l’amener à une considération collective nouvelle, éclairée et surtout salvatrice, et à une humble et courageuse reconsidération de son « pouvoir » sur terre tel qu’elle le prétendait et en jouissait naïvement jusque-là.

Vous l’avez compris, cette tension astrale et terrestre est à saisir, au-delà du climat, comme une énergie d’évolution qu’il nous faut décliner dans de multiples dimensions : politique, géopolitique, financière, mondiale et aussi, plus personnellement (ce qui implique la responsabilité de chacun d’entre nous), relationnelle et intérieure. Car l’humanité traverse une crise majeure des pouvoirs, des valeurs, des relations et de la vision du monde ; une crise existentielle collective qui est, au fond, une initiation inévitable, majeure et au long cours, celle incarnée par Pluton en Verseau (dont je vous ai déjà parlé), celle de cette bouleversante amorce d’une ère nouvelle.

Sur la scène mondiale de cet « Été Majeur » d’un an, de juillet 2026 à juillet 2027 (et plus encore lors de son pic d’intensité autour du 20 juillet 2026), on assiste à des polarisations accrues, violentes et ostensibles, à un puissant duel archétypal. Avec, d’un côté, des figures de pouvoir et de richesse, et des pays fastes qui cherchent à se maintenir et à conquérir de manière démesurée ou autocratique, avec l’orgueil avide de « Rois Soleil ». De l’autre, des collectifs décentralisés et électriques (des collectifs de personnes ou d’États) qui contestent et poussent à renverser radicalement, par une jeunesse révoltée ou des réseaux spontanés (portés par Uranus en Gémeaux), les puissances, les systèmes et les idéologies hégémoniques et égocentrés. C’est un climat de révolution, avec des tensions extrêmes entre les « rois » modernes et ces nouveaux collectifs et réseaux, tous à vif et exacerbés ; les uns cherchant à déployer plus encore leur magnificence et leur autorité personnelles, les autres cherchant à faire tomber et digérer les puissances anciennes et autocentrées, à générer, à propager et à imposer par leurs actions extrêmes une avant-garde idéaliste et radicale.

Au-delà de cette scène archétypale plus que jamais tendue et polarisée du monde, et de ses probables coups d’éclat et de théâtre, coups de feu et de sang, noires répressions et sourdes manipulations, il nous faut en comprendre la dialectique majeure, le mouvement de fond qui s’opère, pour que chacun-e de nous puisse assimiler l’alchimie du passage, faire son œuvre de mutation et surtout d’unification, son chemin de conciliation du personnel et du collectif à accomplir. Pour que cette tension duelle majeure soit intégrée, assimilée en sagesse et en croissance. Car si cet « Été Majeur » d’un an est très vivement conflictuel et clivant, dedans et dehors, et agit comme une épreuve de fragmentation, il est une opportunité inédite et précise d’innovation, de transcendance et de réunion, ici de Jupiter en Lion et de Pluton en Verseau. Car là réside une clef essentielle du futur : l’émergence d’une valeureuse convergence, de relations équilibrées et actualisées, au fond d’une nouvelle écologie « géopolitique » de l’être et du monde, emmenée par des figures flamboyantes et vertueuses.

Tout cela passe par une mutation très profonde de l’orgueil, compris comme puissance de réalisation et non de division, depuis l’assimilation des enjeux et des visions collectifs, comme une transcendance du désir et de l’ambition personnelles, par l’intégration du projet collectif et des nouvelles valeurs qui émergent et s’expérimentent. Là est le travail, là est l’enjeu. Et il ne s’agit pas d’une culpabilisation à briller et à vivre, bien au contraire, mais d’un déploiement intégré et éclairé depuis les profondeurs, d’un puissant soleil qui se lève depuis la sagesse collective du devenir, dans une conscience et une vision rassembleuse, et une acceptation de ces nécessaires expériences initiatiques, de cette indispensable sagesse du futur. Voilà le processus de transcendance et de flamboyance qui nous est ici proposé.